Modélisation de données

Souvent cantonné à une étape technique, la modélisation de données est pourtant une étape clef dans la conduite d’un projet géomatique.

La première question à se poser avant de se lancer pour modéliser une donnée est de se demander si un modèle n’existe pas déjà ailleurs voir si son utilisation n’est pas imposée par la légalisation en fonction de la thématique traitée. Dans ce domaine on peut notamment citer le Conseil National de l’Information Géographique (ou CNIG) qui bâti de nombreux standards autour des compétences publique (et donc de données publiques).

Si  la question d’un modèle existant doit être prise en compte, c’est avant tout le besoin qui doit être bien défini. Une définition correcte des données passe par un questionnement bien établi suivant les étapes suivantes :

  1. Des données pour quoi faire ? La question trop souvent éludée ou survolée car la réponse est souvent considérée comme évidente. Mais prendre le temps de l’étudier avec toutes les personnes concernées par le projet apporte différents éclairages (un décideur n’aura pas les mêmes objectifs en même qu’un exécutant ou un technicien) et mettent en exergue les multiples possibilités pour traiter un même sujet.
  2. Des données sous quelle forme ? Le recours à une base de donnée ne doit pas être systématique mais bien faire l’objet d’un choix stratégique. Pourquoi structurer une donnée à outrance en s’imposant une rigidité propre aux systèmes de gestion de base de données (SGBD) alors que parfois un fichier Excel voir même Word suffit voir sera plus familier pour les utilisateurs ? Si une donnée doit être interrogeable l’utilisation d’un SGBD semble effectivement toute indiquée mais si elle ne doit être que consultable la base de donnée n’est peut être pas la solution la plus adaptée.
  3. Comment accéder aux données ? Si cette étape semble naturelle aux géomaticiens, elle l’est beaucoup moins pour les utilisateurs qui confondent souvent donnée et logiciels. La réponse à cette question guidera à la fois les choix technique (le web ou le local selon la localisation physique des utilisateurs) et stratégiques (certains utilisateur ne feront que consulter la donnée alors que d’autres la modifieront).
  4. Comment analyser la pertinence du modèle de donnée et le faire évoluer ? Question très délicate et difficile à aborder car on à souvent l’impression de faire preuve de « faiblesse » et « d’incompétence » en reconnaissant que le système pourra ne pas être parfait. C’est pourtant un gage d’intelligence et de qualité que d’admettre dés le début d’un projet que la modélisation ne pourra pas être parfaite. L’assimilation des thématiques et des enjeux par les géomaticiens, l’appropriation des outils par les utilisateurs et les décideurs, les évolutions des métiers – y compris d’un point de vue réglementaire sur lequel les décideurs ont peu de prise – sont autant de bonnes raisons d’analyser la pertinence du modèle (le nombre de champs vides, la fréquence d’actualisation, l’adéquation avec les besoins…) pour le faire évoluer (dans un pas de temps définit à l’avance par exemple).

Merci pour votre lecture et n’hésitez pas à réagir à cet article en posant des questions dans les commentaires ou en me contactant directement via www.cartoconsulting.com.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s