Géodétection de réseaux

Déjà évoqué dans l’article dédié au Plan Corps de Rue Simplifié (PCRS), la réglementation anti-endommagement modifie grandement les pratiques en matière de cartographie dans le domaine des réseaux.

L’objectif de cette réglementation en matière de cartographie des réseaux est assez simple : contraindre les gestionnaire à mieux cartographier leurs réseaux pour éviter des accidents parfois gravissimes.

Pour réaliser cette cartographie des réseaux souterrains déjà existants, il est employé des méthodes non intrusives (cad sans ouverture de tranchées) appelées « géodétection de réseaux ». Ces méthodes sont basées sur la détection d’ondes électromagnétique générées par les canalisations ou les câbles :

  • Méthode passive (à l’aide d’un récepteur seul) : le mode 50 Hz (pour les câbles électriques, 100 Hz (pour la protection cathodique) ou mode Radio (émetteurs hautes puissances, généralement utilisé pour les grandes longueurs souterraines).
  • Méthode active (à l’aide d’un récepteur avec un générateur) : par induction, raccordement direct ou pince à champ magnétique (l’opérateur injecte un signal dans les câbles pour ensuite le détecter), par flexitrace ou sonde (dans des canalisations plus grandes, comme de l’eau potable ou de l’assainissement) et enfin le radar de sol (notamment utilisé pour la détection multi-réseaux).

Quelque que soit la méthode employée, l’objectif est toujours de coupler un moyen de détection, de géoréférencement (comme un récepteur GNSS de précision centimétrique) et de dessin (logiciels embarqués sur une tablette) sur le terrain.

Cependant détecter du réseau ne s’improvise pas et demande une véritable expertise. L’état impose tout d’abord une certification pour les entreprises proposant ce type de prestations. Cette certification (obligatoire depuis janvier 2018) différencie la détection et le géoréférencement. A noter que les obligations de certifications sont différentes selon si il s’agit de prestations portants sur des investigations complémentaires (mise à niveau de cartographie existantes) ou des travaux neufs (généralement réalisés tranchées ouvertes).

La multitude de réseaux au même emplacement (notamment en zone urbaines) complique également l’acquisition des données. Il est courant qu’une même tranchée accueille à la fois du réseau basse tension et de l’éclairage public ; le risque est alors que le signal « saute » d’un réseau à l’autre à cause de leur proximité. L’opérateur sur le terrain devra donc être certain lors de sa détection de suivre le réseau qu’il cherche à cartographier pour ne pas remettre la positon d’un câble basse tension à la place d’un câble éclairage public (notamment en « remontrant » le réseau d’aval en amont d’un point de vue électrique et en détectant d’émergence et émergence).

Merci pour votre lecture et n’hésitez pas à réagir à cet article en posant des questions dans les commentaires ou en me contactant directement via www.cartoconsulting.com.

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